Avr 13, 2018

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Pression, fuite ou ‘‘ machination ’’ : pourquoi le théologien suisse est-il toujours en détention provisoire ?

Pression, fuite ou ‘‘ machination ’’ : pourquoi le théologien suisse est-il toujours en détention provisoire ?

 

Selon un document consulté par la RTL et qui a révélé le mardi 27 février que la décision sur le maintien du théologien Tariq Ramadan en détention provisoire est justifiée par le risque que ce dernier réitère les faits qui lui sont inculpés. Les craintes de pressions sur les présumées victimes ou témoins, ou une fuite à l’étranger viennent aussi motiver la décision des juges.

Les soutiens du théologien dénoncent un complot.

 

 

Une machination ?

 

Les accusations d’actes immoraux qui ont visé l’intellectuel suisse, Tariq Ramadan, début février, ont abouti à sa mise en examen puis sa mise sous écrou. Deux décisions très contestées par ses proches et partisans qui dénonce une ‘‘ machination ’’.

Il s’offusque également du fait que l’islamologue très controversé du moment soit maintenu dans une cellule à l’isolement (pour une durée indéterminée).

Cette procédure n’est par conséquent possible que lorsque les juges d’instruction craignent que laisser le présumé en liberté porte atteinte à la sécurité des personnes ou au bon déroulement de l’enquête, et que le port d’un bracelet électronique ou un contrôle judiciaire leur apparaissent insuffisants.

Or, depuis l’ouverture de cette enquête, l’islamologue avait fait preuve d’une coopération exemplaire, il s’est même présenté de son plein gré à la convocation de police.

 

La radio luxembourgeoise a pu consulter la décision de la Cour d’appel de Paris sur le maintien en détention du théologien, qui noterait qu’il est à craindre que ce dernier renouvelle ses actes s’il était remis en liberté, même muni d’un bracelet électronique ou placé sous contrôle judiciaire.

Pour la justice, l’intellectuel cumulerait les critères de risques.

Cette conclusion serait par ailleurs motivée par le fait que les victimes présumées auraient eu des révélations assez concordantes concernant le comportement de l’islamologue.

La radio luxembourgeoise a pu consulter la décision de la Cour d’appel de Paris sur le maintien en détention du théologien, qui noterait qu’il est à craindre que ce dernier renouvelle ses actes s’il était remis en liberté, même muni d’un bracelet électronique ou placé sous contrôle judiciaire.

 

 

Que prévoit la Loi ?

 

La détention provisoire peut être envisagée lors d’une enquête judiciaire, d’une comparution sur reconnaissance anticipée de la culpabilité de l’individu ou lors d’un procès en comparution immédiate.

Le texte de loi, souligne le caractère généralement exceptionnel de cette mesure privative de liberté.

Le JLD devrait en principe en premier lieu envisager l’assignation de résidence surveillée (avec le port d’un bracelet électronique) ou le placement sous contrôle judiciaire, et auxiliairement la mise en détention provisoire.

 

Une pétition lancée en mars dernier, en faveur de la libération de l’intellectuel, avait recueilli près de 115 000 signatures. La cagnotte destinée à couvrir les frais de justice avait atteint plus les 107 000 euros et plus.

La pétition élaborée par le comité de soutien du prédicateur dénonce ‘‘ une implication malveillante des médias ’’ dans cette affaire et ‘‘ des allégations infondées ’’.

 

Le professeur genevois a été inculpé et écroué le 2 février dernier. Henda Ayari, la première plaignante (une ex-salafiste convertie en une militante féministe) l’accuse des pires actes ayant eu lieu en 2012 à Paris.

La deuxième plaignante, la quarantaine a choisi le pseudonyme de ‘‘ Christelle ’’, elle souffre d’un handicap physique et accuse l’intellectuel d’avoir tenté de l’approcher à Lyon en 2009 (lors de leur unique rencontre).

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